#StopAsianHate : le mouvement contre le racisme anti-Asiatiques

Depuis quelques jours, un nouveau mouvement social sous forme d’un hashtag prend place sur les réseaux sociaux à travers le monde. Après le #JeNeSuisPasUnVirus, c’est le #StopAsianHate qui prend la place pour dénoncer le racisme contre les différentes communautés asiatiques, rapidement confondues, stéréotypées ou accusées d’être la cause de la COVID-19.  

Esthéticiennes, caissiers, médecins, ils étaient et sont nombreux à être mis à l’écart depuis le début de la pandémie mondiale. La raison ? Ils sont asiatiques. Le virus mondial ayant été détecté en Chine il y a maintenant plus d’un an, les Asiatiques sont souvent pointés du doigt, rejetés ou accusés à tort depuis le début.  

Avec le #StopAsianHate, similaire aux autres hashtags de mouvements sociaux comme #BlackLivesMatter ou encore #BalanceTonPorc, les victimes et alliés tentent de supprimer de l’habitude de certains les moqueries et clichés et surtout dénoncer les actes de violence racistes.

Lancé notamment par la rédactrice en chef du magazine Allure, Michelle Lee, sur Instagram, le hashtag réunit déjà des milliers de témoignages.

Un racisme en hausse depuis la COVID-19

Basés sur de la peur ou une idée de « vengeance », les insultes et attaques augmentent contre les Asiatiques depuis la pandémie. Accusés de porter le virus juste de par leur identité, les concernés témoignent, et ils vivent tous la même chose. Clémence explique qu’au restaurant « lorsque je me levais pour aller aux toilettes, les gens mettaient leur masque dès que je passais devant eux. Il y avait une ambiance pesante qui me faisait comprendre qu’on ne voulait pas de moi à cet endroit”. 

Les transports, autre endroit très compliqué pour les personnes de communautés asiatiques. Ambre nous raconte : « On me dévisageait énormément, je suis parfois descendue avant mon arrêt car c’était insupportable ».

Si depuis la crise sanitaire, le racisme anti-asiatique est beaucoup plus présent, bruyant et visible, il existe au sein de notre société quotidienne depuis bien plus longtemps. Pour les jeunes Français d’origine asiatique, il est là depuis l’enfance.  

Dès l’enfance

Parmi tous les témoignages recueillis pour cet article, chaque personne m’a confirmé avoir subi du racisme dès leur plus jeune âge.  

“Toute ma scolarité, j’ai toujours eu des remarques et insultes”, “On utilise des ‘surnoms’ comme chinetoque, bridés, etc. En pleine réunion commerciale”, “les remarques racistes et accents forcés ont commencé dès la cour de récréation en primaire”. Un racisme constant et presque quotidien dissimulé sous des “expressions” ou “façons de parler”.  

Des remarques, accents forcés, blagues déplacées et stéréotypes qui sont difficiles à encaisser pour de jeunes enfants. Céline se rappelle son enfance : « Je pleurais beaucoup, parfois en maudissant mes origines car c’était un fardeau. Et puis surtout, personne ne me défendait. Inconnus, professeurs, amis, presque personne ne réagissait ».

Pourquoi une communauté est-elle victime de racisme quotidiennement, dans les façons de parler de certains, de rire pour d’autres ? Pourquoi ce racisme est-il banalisé et pourquoi en venons-nous à agresser les personnes d’une telle origine à cause d’un virus ? Pour Rafik, « nous insulter [les Asiatiques], c’est à la mode ».

Alors que le monde entier est paralysé pour une seule et même raison et devrait se concentrer sur le problème principal, on ressent malgré tout plus de haine entre les gens, plus d’irrespect et de peur entre les communautés. Le racisme n’est pas toujours violent physiquement, la plupart du temps ce sont des remarques, des blagues quotidiennes ou des regards qui font le plus de mal. #StopAsianHate

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